Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Pot-pourri de l'été. 2017

Publié le par La Gobeline

Pot-pourri de l'été. 2017

Je m'excuse pour ceux qui attendent impatiemment la suite de « l'arbre Yá », cependant je n'ai pas trouvé le temps d'écrire depuis un moment et la fin du mois d’août est arrivée à une vitesse folle. Je préfère donc vous présenter mon pot-pourri de l'été avant qu'il ne soit périmé.

 

Roman :

Le Graal du gobelin

 

Pot-pourri de l'été. 2017

« Les gobelins ne sont pas très malins, ils n'ont pas vraiment le sens de l'honneur et s’ils manquent de nourriture ce n'est pas un problème de cuisiner l'un de leurs congénères. Jig est l'un d'entre eux, et même parmi les siens il a une réputation d'avorton maladroit. Voilà pourquoi il est le seul de sa génération à être encore de corvée de gadouille alors que les autres sont déjà des guerriers.
Mais lorsque Jig sera fait prisonnier par un prince en quête de gloire et son équipe, il découvrira que sa vie qu'il a toujours cru insignifiante vaut peut-être mieux que de gratter le fond des gamelles dans une grotte à l'odeur de sang caillé et de plantes pourris. »

 

Je ne vais pas m'attarder sur « le Graal du gobelin » puisqu'il aura le droit à une revue à lui toute seule. Je n'ai pas beaucoup eu le temps de lire cet été et ce livre m'a tenu presque deux mois. J'ai adoré rentrer dans la peau d'un personnage habituellement présenté comme méchant, on se rend finalement compte que tout n'est qu'une question de point de vue.

 

Série :

Pretty Little Liars

Pot-pourri de l'été. 2017

« Dans la ville de Rosewood en Pennsylvanie, Hanna, Emily, Spencer et Aria se réveillent après une soirée entre copines et découvrent la disparition de leur amie Alison. Un an plus tard, Alison est toujours portée disparue et les quatre amies commencent à recevoir des messages mystérieux signés d'un simple « -A- » qui semblent tout savoir sur elles. Au début simplement inquiétants, ses messages deviendront terrifiants et dangereux. »

 

Oui je sais, j'arrive après la guerre. Mais j'avais vraiment envie de parler de cette série parce que cela fait un bon moment que j'en entends parler partout, mais je pensais qu'il s'agissait de quelque chose trop « ado », ce qui ne me donnait pas du tout envie.

D'habitude, je me lasse des séries qui durent longtemps, et dans le cas de Pretty Little Liars c'est totalement le contraire, la première saison m'avait moyennement emballé et je ne pensais pas continuer au-delà, ne voyant pas comment l'intrigue pouvait tenir sur sept saisons. Mais j'ai finalement été embarqué dedans et la série se renouvelle bien sans tourner en rond.

Si j’avais une critique négative à faire sur cette série (et c'est un problème qu'on retrouve dans la quasi-totalité des films/série du genre), c'est l'âge des acteurs qui jouent les rôles d'adolescents alors qu'ils sont proches de la trentaine.

Malgré quelques incohérences (je n'ai pas encore fini la septième saison alors peut-être que tout s'expliquera à la fin), je trouve l'histoire très bien faites et si comme moi vous avez toujours refuser de la regarder en la voyant comme une série teenager, je vous conseille tout de même de l'essayer.

 

Expo :

Venenum

Pot-pourri de l'été. 2017

« Que ce soit un moyen de défense ou de pouvoir, une arme mortelle ciblée ou diffuse, une menace environnementale ou encore un espoir pour la médecine de demain, les poisons ont toujours suscité crainte et fascination. »

 

J'ai eu l'occasion d'aller voir les expositions temporaires du Musée des Confluences à Lyon, et notamment Venenum. Lorsque nous arrivons, nous longeons un long couloir plongé dans une ambiance sombre. Une voix mystérieuse, sortant des murs, nous accueille lorsque nous arrivons dans une première pièce.
Dans cette exposition, nous découvrons le poison sous tous ses aspects, venin de la faune, végétaux toxiques, minéraux nocifs … Sa place dans la mythologie ainsi que dans l'Histoire, quels usages en a fait l'homme, pour la guerre, la chasse, se débarrasser des animaux jugés comme « nuisibles », mais aussi comment ils peuvent être utilisé en tant que remède.
J'ai beaucoup aimé cette expo pour son ambiance et pour son sujet passionnant, cependant la présence d'animaux vivants m'a dérangé. Je comprends bien l’intérêt de les présenter pour parler des venins qu'ils produisent, mais il existe des solutions qui auraient sûrement pu éviter cela.

 

Si vous êtes de la région lyonnaise, ou que vous êtes de passage à Lyon, vous pourrez voir cette expo jusqu'au 13.04.2018 http://www.venenum.fr/

 

En ce qui concerne les deux autres expositions, il y avait « Lumière ! Le cinéma inventé », je ne pourrais pas vous en parler précisément car je l'ai survolé, j'ai néanmoins trouvé les installations plus attrayantes qu'au Musée Lumière lui-même. L'exposition sera en place jusqu'au 25.02.2018 http://www.exposition-lumiere.fr/

Il y avait aussi « Carnets de Collections » que j'ai trouvé assez intéressante. Des éléments que l'on pourrait retrouver dans un cabinet de curiosité, l'ambiance ancienne et l'odeur de parchemin en moins. Visible jusqu'au 09.09.2018 http://www.museedesconfluences.fr/fr/evenements/carnets-de-collections

 

Cinéma :

Été en Cinémascope :

Pot-pourri de l'été. 2017

La dernière chose dont je voulais vous parler est une installation organisée par l'Institut Lumière, huits films ont été projetés durant l'été en plein air sur la Place Ambroise Courtois, j'ai eu l'occasion d'aller en voir six sur les huits, certains que je connaissais comme Snowpiercer, Hair, Pour une poignée de dollars, que j'étais ravie de redécouvrir sur grand écran, et d'autres qui étaient de totales découvertes : To be or not to be, Melodie en sous-sol, Mud.

Aucun des films présentés ne m'a déplu et j'ai eu un gros coup de cœur pour Mud et To be or not to be.

J'ai cependant un petit message au cas où des personnes concernées passeraient par ici, lorsque vous allez voir un film avec un enfant, je vous en prie, renseignez-vous avant. Ce n'est pas parce que le film est gratuit et en plein air qu'il est forcément tout public. J'ai vu (et surtout entendu pleurer) des petits de moins de six ans durant les projections de Pour une poignée de dollars et Snowpiercer.

 

Pour ma part, passer sa soirée en plein air, seule ou avec des amis, à regarder un bon film (sans oublier de prendre un petit coussin pour éviter d’abîmer notre fondement) a été mon rendez-vous hebdomadaire de l'été que j’attendais avec impatience.

J'espère que vous avez également passé un bon été rempli de découvertse et de détente. Je vous souhaite un très bon début de mois de septembre et à bientôt !

 

Voir les commentaires

L'arbre Yá (partie 3)

Publié le par La Gobeline

Ce texte est tellement plus long que prévu ! Il n'y sera donc plus de trois parties.

Je vous laisse les liens vers les parties précédentes si vous les avez ratés ou si vous venez d'arriver dans sur mon blog (et si c'est le cas bienvenu !)

Partie 1

Partie 2

Je vous souhaite une excellente lecture !

Image temporaire de pixabay. N'hésitez pas à me proposer vos propres illustrations.

Image temporaire de pixabay. N'hésitez pas à me proposer vos propres illustrations.

À un pas d'un monde où la roche nue avait le dessus sur tout le reste, Yára-Arata découvrait un paysage verdoyant à perte de vue. Il se tourna pour regarder une dernière fois le désert qui l'avait vu naître, ses adieux silencieux ne le peinaient pas, mais le souvenir de sa mère lui serra la gorge. Il aurait tellement voulu qu'elle soit à ses côtés, elle qui n'avait connu toute sa vie que les terres assoiffées.

Il avança timidement, le contact de l'herbe lui chatouillant la cheville le fit sursauter, il se pencha pour toucher cet océan de verdure. Perdant l'équilibre, Yára tomba la tête la première, il roula jusqu'en bas de la pente sans se blesser, sa chute ayant été amortie par l'étendue de velours vert.

Il éclata dans un fou rire qui retentit jusqu'à l'autre bout de la plaine, une petite larme naquit au coin de son œil et ses cris de bonheur se changèrent en une longue plainte déchirante.
Yára, qui avait trop vite grandi durant ses dernières semaines pleura tout ce qu'il n'avait pas pleuré au cours de sa vie, sa grand-mère, les autres enfants, le rejet, les coups, les moqueries, et sa mère dont il ne pouvait plus sentir ni l'odeur ni la chaleur. Ses sanglots se changèrent en hurlement de rage, rage si violente qu'elle se coinça dans sa gorge et l’empêcha de respirer, d’énormes larmes trempaient son visage. Il hoqueta encore de longues minutes et les tremblements se calmèrent peu à peu.

Il ne put dire combien de temps il était là mais il y restait, la tête enfouie dans l'herbe, le regard creux, il se sentait tellement fatigué, vide. Il ne parvenait plus a faire la différence entre l'herbe qui l'effleurait et les insectes qui bourdonnaient à ses oreilles, courant sur sa peau et piquant ses mollets, ses bras et son cou, il n'avait de toute façon pas la force de les chasser. Réalisant qu'il ne pouvait pas rester là éternellement, il voulut vérifier que ses membres fonctionnaient toujours, ses doigts opposèrent une légère résistance avant de remuer comme à leurs habitudes, et lentement il parvint à s'asseoir. Sa tête lui tourna légèrement, mais il put reprendre sa route, laissant derrière lui l'empreinte de son corps.

 

Il marcha encore longtemps, découvrant chaque jour de nouvelles choses, des plantes inconnues pleines de vie, des oiseaux au plumage coloré et une quantité d'autres bêtes marchant, rampant et volant. Yára rencontra aussi de nombreux arbres, à chaque fois qu'il jouait auprès de l’un d’eux il découvrait une nouvelle musique, l'arbre lui racontait un bout de son histoire. Parfois, il voyait la vieille femme qui marchait lentement vers le nord.

Depuis quelques jours, il suivait le cours d'un ruisseau, fasciné par l'abondance de l'eau, lorsqu'il entendit des gémissements provenant d'un buisson. Il s'avança et découvrit une petite fille assise par terre, en larme.

Yára s’approcha d'elle, sécha ses larmes et lui demanda si elle était perdue. La fillette lui dit que sa maison était un peu plus bas en suivant le cours de l'eau, mais qu'elle ne pouvait plus marcher, elle s'était tordu la cheville. Son pied était en effet très enflé et il aurait été bien incapable de la porter. Il regarda autour d'eux et trouva un arbre non loin, il s'en approcha et récita :

 

« Oh gardienne des vieux arbres, donnez-moi s'il vous plaît, un peu de votre bois et, quand je serai un arbre, vous aurez un peu du mien. Oh gardienne des vieux arbres, donnez-moi s'il vous plaît, un peu de votre bois et, quand je serai un arbre, vous aurez un peu du mien.Oh gardienne des vieux arbres, donnez-moi s'il vous plaît, un peu de votre bois et, quand je serai un arbre, vous aurez un peu du mien »

 

Il revint auprès de la petite fille avec trois bâtons, les plus petits l'aidèrent à confectionner une attelle de fortune. Il l'incita ensuite à prendre appui sur le plus grand des bâtons, et tout en la soutenant elle parvint à marcher un peu.

Ils réussirent à avancer le long du ruisseau, la fillette s'appelait Breanne, elle parlait beaucoup malgré son pied douloureux, elle expliqua qu'elle s'était éloignée de chez elle en voulant suivre un papillon blanc, mais qu'elle s'était emmêler les pieds dans une racine et était tombé.

Yára n'était pas très à l'aise, c'était la première fois qu'un enfant avait envie de discuter avec lui, Breanne lui posa beaucoup de questions sur lui, comme l'endroit d'où il venait, pourquoi il était partit, comment était le désert.

Alors qu'ils s'étaient assis au bord de l'eau pour prendre quelques minutes de repos, les yeux de Breanne se posèrent sur la flûte en bois :

        - Oh ! Tu es musicien ? Joue-moi un morceau !

        - Cela ne t’intéressera pas, elle est mal taillée et je ne sais pas très bien en jouer.

 

Mais avec ses grands yeux et ses petites joues rondes qui le regardaient d'un air suppliant, il ne put résister bien longtemps.

 

En jouant, Yára vit une maison au bord de l'eau, un enfant jouait à éclabousser la rive opposée, un homme assis dans l'herbe devant la maison le regardait en souriant, la tendresse dans les yeux de cet homme était la même que celle que lisait Yára dans ceux de sa mère. Ce grand personnage maigre avait quelque chose de familier, c'était lui, en plus âgé et plus sage. Une femme sortit par la petite porte en bois, elle était sublime et son ventre rebondit la faisait rayonné d'autant plus. Le Yára-Arata adulte se leva, et avec une grande douceur, déposa un baiser sur le front de la femme en même temps que ses mains sur son ventre.

 

La musique s’arrêta et Yára revint à lui, Breanne était accroupie devant lui, les mains soutenant son menton, les yeux pétillants d'admiration.

 

Voir les commentaires

L'arbre Yá (partie 2)

Publié le par La Gobeline

Bonjour bonjour,

J'ai un peu de retard pour la suite de L'arbre Yá, j'ai donc décidé de vous le poster en trois parties.

Pour ceux qui aurait raté la première partie je vous conseille de la lire avant la partie 2 cliquez >ici< pour la voir 

bonne lecture !

 

Image temporaire de pixabay. N'hésitez pas à me proposer vos propres illustrations.

Image temporaire de pixabay. N'hésitez pas à me proposer vos propres illustrations.

Il rentra chez lui, la petite maison lui parut tellement grande pour lui tout seul, il considéra le fond de nourriture bouillie dans le poêlon avec dégoût et s'allongea sur sa paillasse.

Alors qu'il commençait à s'endormir, il entendit une voix l'appeler, la voix d'une vieille femme. Il ouvrit les yeux et découvrit sa grand-mère penchée sur lui. Elle lui demanda de s'asseoir à table et commença à lui parler de sa mère, de l'amour qu'elle portait à sa fille.

        - Elle était trop bonne, quand tu es née elle ne voulait rien entendre et a tout fait pour que tu vives - son regard s’assombrit et elle rajouta dans ses dents -, mais à quel prix ? Quoi qu'il en soit, elle n'est plus parmi nous aujourd'hui, tu es presque un homme, mais trop fragile pour travailler, alors tu n'es plus le bienvenu, et comme nous ne sommes pas des sauvages tu as jusqu'à demain pour partir.

 

Yára n’attendit pas le lendemain matin, si son peuple ne voulait plus de lui il ne voyait aucune raison pour rester plus longtemps.

Il s'en alla, sa flûte pendue à sa ceinture et la gousse au fond de sa poche. Il voulut passer faire ces adieux au vieil arbre, mais lorsqu’il arriva à son niveau le tronc était couché et les racines nues, arrachées à la terre. Le jeune homme joua alors pour cet arbre qui s'en était allé en même temps que sa mère, une complainte sortit de la flûte, chantant la vie de solitude qu'avait vécu l'arbre au milieu d'une terre aride. La fin du chant arriva comme un soulagement, Yára effleura l'écorce du bout des doigts et rangea l'instrument.

Il partit vers le nord sans haine ni regard en arrière. Il marcha des jours durant dans le désert, sans boire une goutte d'eau. Alors que sa bouche était aussi sèche que le sol sur lequel il avançait, il arriva au pied d'une montagne, son attention fut tout de suite attirée par une petite tâche verte entre deux rochers. S’il y avait de la verdure, il y avait forcément de l'eau, il utilisa les forces qui lui restaient pour avancer. Il découvrit une toute petite cuvette dans laquelle il plongea sa tête, il sentit sa peau absorber l'eau, il avala à grande lampée et sentit un filet de fraîcheur couler le long de sa gorge et tomber dans son estomac.

Épuisé, Yára se coucha contre la paroi rocheuse et s’endormit.

 

La fraîcheur de la nuit le réveilla quelques heures plus tard, il décida de commencer l’ascension de la montagne en profitant de l’absence du soleil.

Après s’être reposé, avoir bu et sans la chaleur accablante, Yára-Arata avançait plus aisément. En suivant un petit sentier sinueux, il atteint le sommet au lever du jour, les premiers rayons de lumière lui caressèrent le visage et lui donnèrent l'énergie nécessaire pour continuer d'avancer.

Après quelques heures de marche sur le plateau, il décida de faire halte pour se ressourcer. Devant un coteau, il trouva un petit arbre dont les racines gardaient l'entrée d'une cavité, il se lova a l’intérieur et décrocha la flûte de sa ceinture. Lorsque les premiers sons sortirent, Yára sentit quelque chose de différent, une musique différente de celle qu'il avait pris l'habitude de jouer.

 

Un brouillard troubla la vision de Yára, il était toujours dans la même cavité, mais l'arbre était beaucoup plus feuillu. Une femme s’avançait, boitillante, il la reconnut aussitôt avec sa robe noire et sa démarche caractéristique. Elle était la femme qu'il avait aperçue lors de sa deuxième vision, celle qui avait aidé le vieil arbre en lui donna de la terre fertile alors qu'il n'était encore qu'une jeune pousse. Elle s’arrêta un instant pour saluer l'arbre et continua sa route vers le nord en passant derrière le coteau.

Yára cessa de jouer et retourna dans son présent, après un petit somme dans la fraîcheur de la pierre, il reprit sa route. Il suivit le sentier qui grimpait sur la butte, et en arrivant en haut la vision qui l'attendait lui coupa le souffle.

Voir les commentaires

L'arbre Yá (partie 1)

Publié le par La Gobeline

Salutation ! Voici la première partie d'un petit texte que je suis en train d'écrire.
Comme d'habitude votre avis m'intéresse et fait vivre le blog !
Cette semaine je n'ai eu aucune réponse d'autorisation pour illustré le texte j'ai donc choisit une image libre de droits qui sera sans doute remplacé par la suite.

Pour ce qui est du texte de la semaine dernière que vous pouvez retrouver >ici< il s'agissait bien de Élisabeth Battory  comme certain l'avait découvert.

Je vous souhaite une bonne lecture dans le désert.

Image temporaire de pixabay. N'hésitez pas à me proposer vos propres illustrations.

Image temporaire de pixabay. N'hésitez pas à me proposer vos propres illustrations.

Il y a de ça des centaines d'années, sur la terre de Taïja-thar, dans un désert de roche, vint au monde un enfant si petit que la mère de sa mère refusa de le prendre dans ses bras.

        - Il est trop maigre, mieux vaux ne pas t'y attacher ma fille, il ne tardera pas à mourir.

 

Ce à quoi la jeune accouchée répondit :

        -Si mon fils est chétif, c'est que sa force est logée dans son cœur, si mon fils mange peu, c'est que les rayons du soleil suffisent à le nourrir. Mon enfant vivra longtemps, il portera le nom de Yára-Arata qui signifie Grand et Ancien.

 

Contrairement aux prédictions de la grand-mère, Yára-Arata resta en vie, il était maigre, et quand sa mère lui demandait de manger, il lui répondait que les rayons du soleil lui suffisaient.
Alors que les autres enfants se moquaient de lui et le battaient, il suppliait sa mère de ne pas se mettre en colère et de leur pardonner.

 

Yára était déjà bien avancé dans l'enfance lorsqu'il vit un arbre pour la première fois, dans le désert où lui et les siens vivaient, les plantes étaient rares, les arbres d'autant plus. Le végétal était fatigué, assoiffé.

La mère de l'enfant s'approcha, posa sa main sur l'écorce et ferma les yeux, elle se recueillit un instant et se tourna vers son fils :


        - Il y a bien longtemps, nos terres étaient fertiles, une grande forêt s’étendait là où nous sommes aujourd'hui. Mais nos ancêtres sont arrivés, ils ont coupé beaucoup d'arbres, la gardienne des vieux arbres s'est vengée et à provoquer de nombreux incendies, maintenant le sable et la roche ont remplacé les étendues boisées. Notre peuple a prié et supplié la gardienne des vieux arbres, mais elle n'est plus jamais apparue. À présent, elle habite l’esprit des arbres anciens dans le nord, et s'est désintéressée de nous.

        - Mon fils, écoute bien, les arbres étaient là avant nous, ils seront toujours là après, et même si on les arrachaient tous ils reviendraient, si tu dois un jour utiliser la branche d'un arbre, il te faudra dire en la coupant :

 

« Oh gardienne des vieux arbres, donnez moi s'il vous plaît, un peu de votre bois et, quand je serai un arbre, vous aurez un peu du mien »

 

 

Elle désigna alors une unique gousse verte suspendue à l'une des branches, à peine son doigt effleura la gousse que celle-ci se décrocha et tomba dans le creux de sa main. Elle la tendit alors à Yára :

        - Garde-la précieusement, l'arbre à utiliser ses dernières forces pour concevoir ses graines. Elles sont la preuve que la gardienne reviendra un jour pour replanter la forêt.

 

La nuit qui suivit, alors que tout le monde dormait, Yára-Arata sentit qu'il devait retourner voir l'arbre, lorsqu'il arriva devant il sortit son couteau et coupa une branche en murmurant :

 

« Oh gardienne des vieux arbres, donner moi s'il vous plaît, un peu de votre bois et, quand je serai un arbre, vous aurez un peu du mien »

 

Il caressa longuement la baguette qu'il avait obtenue avant de la tailler, il fabriqua une petite flûte et lorsqu'il souffla dedans, il entendit quelqu'un l'appeler. Il cessa aussitôt et chercha partout autour de lui, comme il ne voyait personne, il souffla à nouveau et cette fois sa vision se brouilla et le décor changea autour de lui, il était exactement au même endroit, mais à la place de la plaine de cailloux se dressait d’immenses arbres en feu, et à ses pieds un arbrisseau luttait contre les flammes. Une flamme arriva sur lui et le calme froid du désert revint.

 

À la place de l'arbrisseau se trouvait le vieil arbre, seul.

 

La nuit suivante, il retourna auprès de l'arbre, la vision qu'il avait eu le terrifiait, mais il sentait que le bois de cet arbre avait des choses à raconter. Il commença à jouer et cette fois-ci ce ne fut pas un brasier qui lui apparut, mais une terre dévastée, une vieille silhouette boitait entre les corps calcinés d'arbres et d'hommes, elle semblait désespérée. La vieille femme s'approcha de l’arbrisseau qui avait survécu et une lueur d'espoir apparue dans ses yeux, elle fouilla dans sa robe aussi noire que des baies de sureau et en tira une poignée de terre humide. Elle la répartit au pied de l'arbre en lui murmurant quelques paroles réconfortantes.

Yára-Arata revint dans le présent, une larme coulait sur sa joue.

 

Yára continua de venir rendre visite à l'arbre qui faiblissait de plus en plus, les autres enfants avaient remarqué la flûte qu'il portait toujours à se ceinture, un jour, ils le forcèrent à en jouer. Il s’exécuta, et à la place du son de la flûte il entendit une voix qui chantait une douce complainte, mais quand il eut fini, tout le monde éclata de rire.

        - Il ne fonctionne pas ton instrument, finalement il te ressemble, laid, tordu et qui n'a aucune utilité.

 

Une semaine après, la mère de Yára-Arata mourut dans son sommeil, alors que les vieilles dames enveloppaient son corps dans un linceul avant de l'embraser, l'enfant sortit sa flûte, il en joua et cette fois une clairière tapissée d'herbes grasses lui apparut, sa mère était là, allongée au milieu des fleurs, elle plongea son regard dans le sien et lui sourit, elle paraissait apaisée, heureuse.
Yára revint à lui, de sa mère il ne restait que des cendres et une odeur abominable, le vent souffla et les emporta vers le nord.

Voir les commentaires

Quelque part dans l'Est

Publié le par La Gobeline

Le texte de cette semaine sort un peu de mon registre habituel, je l'ai écrit il y a un peu plus d'un an. A l'époque j'étais dans un atelier d'écriture, pour ce texte la consigne était d'écrire une tranche de vie d'une personne connue non fictive.
Je laisse planer le mystère, à vous de me dire si vous avez découvert l'identité du personnage. Je révélerais son nom dans le prochain article.

Bonne lecture !

Quelque part dans l'Est

Pal s'est enfin endormi, emmailloté dans son lange de lin, je le regarde dans son berceau, j'observe surtout son petit ventre, vérifiant que sa respiration soit calme et régulière, cela me rassure. Le dernier héritier que je pourrais donner à mon époux est devant moi, si fragile, j'ai tellement peur pour lui.

Je me surprend à penser à Orsolya et Andrei que j'ai perdu avant qu'ils aient atteint l'age de 5ans, je chasse la larme qui coule sur ma joue d'un revers de manche.

Je ne permettrai pas qu'on m'arrache un quatrième enfant. Après avoir déposer un baiser sur le front de Pal, je quitte la pièce, en sortant je croise la nourrisse de mes enfants :

        - Dame Elizabeth, Katarina est dans sa chambre elle a pris son repas.

        - Très bien Ilona, je vais allé la voir, lorsque vous aurez fini retrouvez moi dans la salle à manger, j'aimerais partager mon repas avec vous aujourd'hui.

Elle acquiesce d'un signe de tête et entre dans la chambre où Pal est toujours endormi.

Je pars dans les couloirs sombres et froids du château et arrive devant la chambre de Katarina, elle est en train de jouer avec une poupée de chiffon, elle la berce tendrement dans ses petit bras et lui chante une chanson :

 

 « Belle qui tiens ma vie
Captive dans tes yeux,
Qui m'as l’âme ravie
D'un sourire gracieux,
Viens tôt me secourir
Ou me faudra mourir.
 »

 

Elle ne me remarque pas, je l'observe un moment. Je regrette le temps ou j'étais encore en âge de jouer à la poupée, et où l'on me faisait les même petites tresses qui encadrent son visage de porcelaine. Ma peau était-elle aussi lisse que celle de ma fille ? Oui certainement qu'elle l'était.
Katarina auras bientôt passer l'âge redoutable de l'enfance et pourra entrer dans sa jeunesse avec grâce. Elle m’aperçoit enfin et se jette dans mes bras :

        - Un peu de retenue Katarina, une jeune fille ne doit pas se laisser aller à de pareilles excentricités.

        - Une jeune fille doit être pure, modeste, courtoise et ne doit pas se laisser aller au bavardage. Me récite t-elle.

Je dépose un baiser sur le sommet de son crane. Au centre du petit cercle de métal doré qui maintient ses cheveux. Je resserre aussi sa ceinture.

        - Je ne connais pas cette chanson, on dirait du français, est-ce votre oncle qui vous l'a apprise après l'un de ses voyages ?

Elle acquiesce, je lui demande alors de me la chanter encore, elle s’exécute, les pommettes légèrement rougies par la gène.

[...]

 

« Approche donc ma belle
Approche, toi mon bien,
Ne me sois plus rebelle
Puisque mon cœur est tien.
Pour mon mal apaiser,
Donne-moi un baiser. 
»

 

[…]

 

 

Je la trouve tellement belle et gracieuse, il parait qu'une mère ne peut que trouver ses enfants beaux mais Katarina est au dessus de tout cela, elle deviendra une grande dame, je la prend alors dans mes bras, et lui murmure a l'oreille :

 

        - Je vous aime mieux que tout. Il n'y a rien de plus beau que vous. Tant que je vous vois, je ne puis avoir irritation ; ni colère ; ni ennui. Vous êtes mon espérance, ma joie, mes joyaux et mes plaisirs. Tachez de ne jamais oublier cela.

Après un moment je quitte la chambre de ma fille et me dirige vers les cuisines pour prendre mon repas. Le silence règne, je ne perçois que le bruissement de ma robe sur mes jambes. J'arrive enfin devant la salle où j'ai l'habitude de prendre mes repas, Ilona m'y attend, debout à côté d'une chaise tandis que Dorko finit de dresser le couvert. Je m'assois sans un mot et fait signe à la nourrisse d'en faire autant.

Dorko arrive avec un poulet fourré au marron, l'odeur de la viande me donne l'eau à la bouche. Je propose de mon repas à Ilona. Après avoir manger une cuisse, je romps le silence :

        - Il nous faut de nouvelle fille Ilona, trouvez quelqu'un pour aller en chercher dans l’après-midi.

        - Madame, si je puis me permettre, il n'y a presque plus de jeune fille a Čachtice.

        - Nous manquons de servante, demandez qu'on aille en chercher ailleurs. La Hongrie est vaste vous trouverez bien de jeunes vierges qui veulent travailler au sec et avoir à manger tous les jours.

Je met un point d'honneur à être entouré de jeune fille, il est tout de même plus agréable de se faire servir par de belles pucelles naïves plutôt que par de vieilles bigotes coriaces, les servantes c'est comme les chiots, plus elles sont jeunes plus elles sont faciles à dresser.

        - Il y a autre chose que vous devez faire pour moi.

        - Dites-moi Elizabeth, vous savez que je vous suis totalement dévouée.

        - Je sais bien que vous me conseillez de me faire craindre par les habitants du village, mais depuis que mon cousin Sigismond a été chassé du trône de Transylvanie il y a quelques mois, les Turcs pillent les villages, ils mettent toute la Hongrie à feu et à sang. Vous savez que nous ne somme pas épargnés. Une jeune regrattière de Čachtice est tombé enceinte suite à un pillage, elle s'est faite violée par les Turcs mais pour sa famille et l'église elle est coupable et comme elle n'est pas mariée, elle va finir à faire la putain. Je sais que vous confectionnez une potion de Coloquinte et des pessaires d'ortie, il faut l'aider à se débarrasser de l’enfant. Dans la plus grande discrétion évidement.

        - Je ferais ce qu'il faut Comtesse. Il me faudra juste un peu de temps pour réunir les ingrédients.

Nous finissons notre repas en parlant de chose et d'autre concernant mes exigences pour les nouvelles filles. Dorko nous apporte une tarte au myrtille :

        - Dorko, faites moi couler un bain, je le prendrais après le repas. Quelqu'un d'autre s'occupera de débarrasser.

        - Bien comtesse.

A peine prononce t-elle ses mots que son Bliaud disparait à travers la porte.

Après avoir finit, Ilona part s'occuper de Paj et je m'en vais prendre mon bain, je me déshabille face au miroir, mon ventre abîmé par mes six grossesses me dégoutte, j'examine mon visage qui prend de plus en plus de rides, je détourne les yeux, cette vision m'est insupportable.

Je me glisse dans la bassine et m’immerge jusqu'au cou. Les additifs que j'ordonne de mettre dans mes bains rendent l'eau épaisse, mais a quoi bon ? Mon corps vieillit, quoi que je fasse. Que me reste t-il de ma jeunesse et ma beauté ?

La seule chose qui m'aide a me souvenir de l'époque ou j’étais désirable est la poésie, j'attrape justement un parchemin posé sur la tablette à côté de la baignoire. Un manuscrit de Bálint Balassi que l'on m'a offert il y a peu, je me régale de chaque mot qu'il écrit, la passion qui ressort de ses compositions amoureuses remplit mon cœur d'une nouvelle jeunesse.

Je lis quelques vers et me les repassent en boucle dans ma tête, comme une cure de jouvence je me délecte de chacun d'eux et les laisse pénétrer dans mon âme.

 

Lorsque mes mains commencent à ramollir et que le bout de mes doigts se fripe, je me dépêche de sortir de peur qu'il reste ainsi.

       - Dorko, mes onguents !

Elle m'apporte aussitôt la petite boite en ivoire contenant la préparation rougeâtre et poisseuse que j'applique soigneusement sur chaque parcelle de mon corps et de mon visage.

Après quoi Dorko lasse mon corset et me passe une robe rouge et doré. Tel une ombre, elle me suit dans les couloirs jusqu'à ma chambre attendant que je lui donne une tache.

        - Allez donc superviser l'arrivée des nouvelles filles, ne restez pas la à rien faire.

        - Oui Dame Elizabeth.

Je m’installe à un pupitre et commence à ouvrir les lettres posées à son rebord. Je dois aussi m'occuper du salaire des serviteurs.

Mon époux, le conte Ferenc étant repartis en croisade, je m'occupe du bon fonctionnement de ses terres, c'est d'ailleurs mieux ainsi, un ivrogne comme lui passerait plus de temps au bordel qu'à gérer ses biens. Si on le retrouve un beau jour égorgé par une putain, ça ne sera pas étonnant.

 

Une fois mon devoir fini, je sors du château, passe devant les jardins, y cueille quelques roses et me dirige vers le cimetière. Je m’arrête devant deux tombes plus fleuris que les autre. On peut lire « Orsolya » sur l'une et « Andrei » sur l'autre, gravé en lettre d'or.

Je m'agenouille, dépose les roses entre les deux pierres et commence a réciter ce que je viens leur dire chaque jour depuis qu'ils sont là :

 

« Ce sépulcre, mes enfants

vous recouvre ; la cendre ne peut rien avoir de sensible ;

Pourtant, si de vous survit quelque part, reconnaissaient, mes enfants,

Que vous étiez heureux, quand la première jeunesse vous ravis ;

Pour moi, je traînerait ma vie dans le deuil et les ténèbres ;

Voila le prix, mes enfants, que j'ai semé a ma maternité »

 

 

Je me redresse et en me retournant, j’aperçois Dorko qui me dit :

 

	- Dame Elizabeth, les filles sont arrivées. 

Voir les commentaires

Le temps [Tag]

Publié le par La Gobeline

J'avoue que partager mes découvertes me manque un peu, j'ai décidé de stopper les critiques il y a quelques semaines puisque le format ne me convenait plus. Je me suis dit que je ferais de temps en temps des "pots-pourris" comme je l'avais déjà fait pour Halloween ou pour l'été 2016, ce format est toujours prévu, mais j'attends d'avoir des idées de thème qui me donne envie d'en faire (d'ailleurs, si vous avez des idées ou des envies de "pots-pourris" n'hésitez pas à m'en faire part en commentaire de cet article)
Et puis j'ai découvert les tags littéraires, je trouve que c'est une excellente manière de parler des livres que j'ai aimés en les décrivant rapidement.

Pour ce premier tag j'ai choisi celui sur le thème de temps de PKJ, il date un peu, mais comme je ne suis pas du genre à suivre les tendances j'ai préféré en choisir un dont le thème me plait.

C'est parti !  

 

Le temps [Tag]

 

Citer un livre qui se déroule (au moins en grande partie) de nuit.

Première neige de Bomi Park

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'histoire d'un enfant qui se reveille en pleine nuit, avec son petit chiot ils partent dans les rues, roulant une boule de neige fraiche.

Bomi Park partage un univers calme et tout un douceur à travers son premier album, le texte, peu présent, est adapté aux tout petit et laisse les images parler d'elle même. 

Citer un livre qui se déroule sur un espace-temps assez court (1-3 jours).

Narnia Le Lion, la Sorcière blanche et l'Armoire magique de C.S Lewis

 

Alors non ce n'est pas tout à fait de la triche !
L'histoire de déroule pendant la seconde guerre mondiale, les quatre enfants Pevensie fuient les bombardements et se réfugient dans le manoir du professeur Kirke. Lors d'une partie de cache-cache Lucie, la cadette, entre dans une armoire, mais alors qu'elle s'y enfonce, les vêtements laissent place à des branchages. Elle découvre alors le monde de Narnia où les créatures fantastique qui le peuple sont condamnées à vivre dans un Hiver sans fin. 

Citer un livre qui aborde le thème du voyage dans le temps.

La cabane magique de Mary Pop Osborne

Tom et Léa découvrent une cabane remplie de livres en haut d'un arbre. Ils se rendent vite compte qu'un enchantement règne sur cette cabane, lorsqu'ils ouvrent un livre ils sont projetés dans le passé.


On reste dans la littérature jeunesse, j'avais lu les quatre premiers quand j'étais enfant, depuis il en est sortit beaucoup d'autres (13 séries de 4 livres). Il y a une énigme à résoudre dans chaque série et des indices à trouver dans chacun des petits romans, et on découvre une nouvelle époque à chaque tome. 
Je pense que ce sont de très bons livres pour initier à la lecture, ils sont courts, faciles à lire et captivants. 

Citer une série pour laquelle chaque livre représente une année.

L'île du crane de Anthony Horowitz

Après avoir été renvoyé une nouvelle fois de son école David Eliott se retrouve dans une école bien étrange sur l'île du crane.

J'avais déjà parlé de ce petit roman dans le pot-pourri de Noël. Il séduira tous les fans de Harry Potter, une pointe d'humour noir supplémentaire qui n'est pas pour me déplaire. 

Quel est le livre de votre bibliothèque qui a été écrit il y a le plus longtemps?

Gargantua de François Rabelais (paru en 1534)

Gargantua, fils du roi d'Utopie, Grandgousier, et de Gargamelle à été portée onze mois par sa mère et est nait par l'oreille. Alors qu'il vient de naitre l'enfant réclame déjà à boire son père s'exclame alors "Que grand tu as !" se qui lui valu le nom de Gargantua.

Qu'il est difficile de résumer Gargantua en quelques mots, lors de ma lecture je n'ai pas tout compris, et pourtant je l'ai adoré. Ce livre n'est néanmoins pas fait pour tout le monde, oubliez si vous êtes adepte de la littérature moderne et que vous êtes hermétique à l'humour gras. Mais si vous voulez vous aventurer dans un univers peuplé de Géant et que suivre Rabelais dans ses jeux de mots et métaphores ne vous fait pas peur, alors allez-y, vous ne risquez rien à essayer. 

Quel est le livre de votre bibliothèque qui a été écrit le plus récemment?

A la frontière des brumes de Pascal Rosnet (Avril 2016)

Dans ce 3ème recueil de nouvelles, Pascal Rosnet, comme à son habitude, nous emmène dans son univers indescriptible et nous fait réfléchir sur des thèmes tel que la société, la condition humaine, la religion ou l'évolution à travers des histoires parfois quasi-réalistes, parfois complètement loufoques, mais toujours dans cette ambiance un peu sombre et particulière qui le caractérise.

Comme pour les autres livres, je ne l'ai pas lu d'une traite, comme un besoin de digérer chaque histoire et de faire mûrir ma réflexion avant d'entamer la suivante.

Étant donné que Pascal Rosnet autopublie ses oeuvres, je vous mets > ici < un lien vers son site.

Citer un livre qui présente un élément de temps sur sa couverture.

Encyclopédie des monde qui n'existent pas de Michel Page et Robert Ingpen

Ma Bible ! Cette encyclopédie renferme une grande partie de ce qui m'inspire, lieux merveilleux, créatures fantastiques, petit peuple, objets magiques provenant de toutes les croyances et histoires du monde. 
Les illustrations sont superbes, juste assez sombre pour entretenir le mystère des secrets détenus dans l'ouvrage. 

Malheureusement si vous souhaitez l'acquérir il faudra toucher au porte-monnaie puisqu'il n'est plus édité et son prix d'occasion frise l'indécence. Mais je suis sûr que vous pourrez le feuilleté dans une bibliothèque ou une médiathèque bien fournie. 

Citer un livre avec des flashbacks.

Homo Vampiris de Fabien Clavel 

Roumanie - entre le 2 et le 8 mai - 2h environ. Zéro s'enfuit de "l'Usine", la douleur n'a aucune importance, seule la liberté compte. Et la faim. 
Quelques heures plus tard, à Londres, une jeune étudiante quitte une conférence, submergée par une faim singulière.
Dans la soirée, à Dubaï, Sayyid Muhammad dînait à l'Al-Mahara avant de rejoindre sa suite dont seule une panthère ressortira vivante.

Dans ce thriller mélangeant les styles, Fabien Clavel nous balade entre les époques et les pays. Si vous voulez en savoir plus j'avais déjà dédié un article complet à ce roman >ici<

 

Citer un livre que vous avez lu très vite.

Le derniers jour d'un condamné de Victor Hugo

Un condamné à mort relate ses derniers moments de vie, le procès, son enfermement, les préparatifs de son exécution, le voyage vers l'échafaud ..
On ne sait rien de lui, ni son nom, ni pourquoi il est condamné, on sait seulement qu'il est le père d'une petite fille.

V.Hugo nous permet à travers ce court récit de nous mettre dans la peau d'un homme qui n'a plus que quelque jours à vivre, sans aucun jugement. Il ne parle pas là d'un meurtrier ni de justice, simplement d'un humain qui partage son angoisse. 


Il est le livre que j'ai fini le plus rapidement, je l'ai lu comme on arrache un pansement. Et même si cette lecture était importante pour moi, je ne pense pas que je le relirai un jour.

Citer un livre que vous avez lu très lentement.

Le don du loup Anne Rice

Reuben, 23ans, écrit un article sur l'énigmatique propriété de Marchent Nideck. Alors qu'il visite la maison, Reuben tombe sous de charme à la fois du lieu et de sa propriétaire. Mais la nuit idyllique entre Marchent et le jeune journaliste tourne au cauchemar lorsqu'ils se font attaquer et que Reuben est mordu par une mystérieuse bête sauvage.

Je ne saurais dire pourquoi j'ai mis autant de temps à lire Le don du loup, j'aime l'ambiance et je suis prête à faire mes valises pour partir vivre à Nideck Point tellement la description du manoir me fait rêver. Les personnages sont très bien travaillés, chacun renferme des secrets à découvrir.

Citer un livre qui se passe dans le passé (par rapport à la date de publication) mais qui n'est pas un livre historique.

La sang des dieux et des rois

Jacob est prêt à tout pour conquérir le coeur de Katerina, même s’il lui faut risquer sans vie dans une arène face au combattant les plus entrainés de macédoine, notamment Hephaestion qui est sous la protection du prince Alexandre. 
Mais un lien inexplicable semble rapprocher Katerina et l'héritier du trône.
Pendant ce temps, Zofia, princesse persane et fiancée à Alexandre contre sa volonté, cherche à fuir son destin pour vivre au côté de celui qu'elle aime.  

 

Lorsque j'ai commencé ma lecture j'étais un peu inquiète à propos du côté un peu "ado" et finalement je suis totalement rentré dedans. L'intrigue est très prenante et même si les personnages sont nombreux, on ne perd pas le fil de l'histoire et aucun ne prend le dessus sur les autres.
J'ai hâte de lire la suite !  

Citer un livre qui se passe dans le futur.

1984 de George Orwell

 

Big Brother watching you !
Plusieurs années après une guerre nucléaire entre l'Est et l'Ouest. Océania est sous l'emprise d'un régime totalitaire où la liberté d'expression n'existe plus, gouverné par un chef qui n'apparait jamais, mais dont le portrait est partout et qui connait tous les fait et geste du peuple l'Océania. Winston Smith travail au ministère de la vérité et est charger de retoucher les journaux pour que l'histoire soit cohérente avec se que le partit à décider, car le partit ne se trompe jamais.

Dois-je réellement vous présenter ce roman ? Même si vous ne connaissez pas son titre, vous avez forcément entendu parler de Big Brother. Ce roman date de 1949 et pourtant, lire cette dystopie en 2017 n'est pas sans nous rappeler certains faits de l'actualité.

Citer un livre dont le titre présente une notion de temps.

Le liseur de 6h27 de Jean-Paul Didierlaurent 

Guylain Vignolles travail au service du monstre de l'histoire, la Zerstor 500, il est chargé de nourrir la terrible broyeuse avec des livres invendus. À la fin de chaque journée, il sauve en secret quelques feuilles ayant échappé à l'appétit boulimique de la machine. Et le matin, en allant travaillé, à bort du RER du 6h27, il lit à voix haute. 
 

Un petit roman qui me sort totalement de ma zone de confort et que je n'aurais certainement jamais lu si je n'avais pas eu l'occasion de rencontrer l'auteur. Pourtant j'ai apprécié ce voyage à bort du 6h27 au côté de Guylain, c'était très reposant en comparaison de ce que j'ai l'habitude de lire.
Un petit roman qui fait du bien.

Citer un livre (pas une série) dont l'intrigue se déroule sur plusieurs années.

Bilbo le Hobbit de J.R.R.Tolkien

Comme tous les Hobbits, Bilbo est un petit être paisible, il ne lui arrive jamais rien d'imprévu, et il se plait dans son confortable trou de Hobbit. Mais l'arrivée d'un vieillard au chapeau bleu, haut et pointu, appuyé sur un bâton va faire entrer l'aventure dans la vie de Bilbo. 

J'ai eu beaucoup de mal à trouver un livre se déroulant sur plusieurs années, le fait que je lise principalement des séries ne m'a pas aidé. Aussi Bilbo ne se déroule pas sur plusieurs années, mais même s’il est difficile de connaitre la durée exacte de son voyage il paraitrait qu'il a tout de même duré plus d'un an.

Je vous invite donc à partager avec moi d'autres livres dont l'intrigue se déroule sur plusieurs années puisque je sèche un peu.


Ce classique de la littérature fantastique ne se présente plus, mais si vous n'avez jamais lu Tolkien ou que vous avez abandonné le seigneur des anneaux à cause de sa difficulté je ne peux que vous conseiller de commencer par Bilbo qui est bien plus facile à lire.

   

Ce Tag est terminé, j'espère que ce nouveau format vous plaira, personnellement je me suis bien amusé à le faire. 
 

À bientôt !

Voir les commentaires

Le roi des oiseaux (partie 2)

Publié le par La Gobeline

Avec beaucoup de retard, voici la deuxième partie du roi des oiseaux qui est la suite de cette histoire

Cette petite nouvelle est très librement inspirée d'un conte que me racontait mon papa lorsque j'étais enfant. 

 

J'ai illustré ce texte grâce à un dessin de FJ-Design, vous retrouverez sa page Facebook >ici<

 

Image : FJ-Design

Image : FJ-Design

Le phénix s'était éteint, les Paradisiers avaient voyagé sans relâche des jours durant afin de colporter la nouvelle.

Dès que l'écho de la mort du roi arriva aux oreilles de l'Albatros, il s'empressa de partir en direction du volcan, planant au-dessus de la montagne pendant des semaines, il fut le seul témoin de l'auto-destruction de l'île.

En arrivant sur la terre ferme, il rencontra un Héron qui fouillait la vase, faisant honneur à sa légendaire curiosité, l'échassier lui demanda tous les détails sur la tragédie qui avait lieu sur l'île.

Alors que l'Albatros relatait tout sur l’anéantissement de l'île, il fut coupé par un hululement provenant d'un arbre.

 

« L'homme a joué avec le feu comme un enfant au bord d'une falaise. L'équilibre devient bancal, ce n'est qu'une question de temps avant que tout s'écroule. Succéderont au seigneur du feu et des êtres volants ceux dont les plumes seront voisines du flambeau du monde. »

 

Après avoir prophétisé, la Hulotte rentra dans le creux de l'arbre et ferma les yeux. Les autres oiseaux connaissaient tous ce rapace nocturne qui avait don de clairvoyance, ils savaient que ses mots, bien que souvent étranges, devaient être interprétés avec soin.

On demanda alors conseil aux sages de ce monde, l'Ibis, qui possédait la mémoire des temps anciens, le Paon, celui qui voit tout et l’Étourneau, capable de décrypter chaque parole.

Alors qu'ils étudiaient l'oracle, le monde devenait peu à peu chaotique, les volcans se réveillaient, faisant bouillir les océans qui débordaient sur la terre tremblante, des ouragans se déchaînaient, arrachant tout sur leur passage.

Certains oiseaux se raccrochaient uniquement à la future décision des trois sages, tandis que d'autre, comme le Martin pêcheur, tentait malgré tout d'apaiser l'avalanche de catastrophes qui déferlait sur le monde. Éclair bleu dans le ciel, le Martin fendait l'air pour calmer la tempête.

Nombreux furent ceux qui ne survécurent pas, le Grand Pingouin fut emporté pas un ouragan, le Dodo trépassa lors d'un tsunami, l'Argentavis périt dans la lave d'un volcan.

Les sages finirent par rendre leur verdict après avoir étudié les paroles de la Hulotte des semaines durant, le futur roi des oiseaux sera celui capable de s’élever le plus haut dans le ciel.

Nombreuses furent les bêtes à plumes qui tentèrent leurs chances, mais les jours passaient et aucune n’arriva à satisfaire à la fois l'Ibis, le Paon et l'Étourneau.

Les cataclysmes redoublèrent d'efforts, le chaos gagnait du terrain à chaque instant, les plaines brûlaient dévorées par le magma en fusion, les terres se faisaient engloutir par les flots, le vent arrachait les arbres, la terre tremblait de toute part. On avait cessé d’espérer, le merle se mit à chantonner un air mélodieux au rythme lent et aux notes flûtées, le rossignol joignit son chant à celui du merle, apportant un ton dramatique.

Chacun les écoutait, certains les accompagnaient de leurs ramages, comme une halte dans le néant qui prenait possession de la vie, et sà ce moment-là, le soleil perça l'épaisse couche de nuages et la grive poussa un cri.

Toutes les têtes se tournèrent en direction du soleil, un tout petit point, à peine perceptible, formait des cercles dans le ciel.

Les oiseaux s'agitèrent sur le sol, voletant de-ci de-là, chacun avait son hypothèse sur l'identité de celui qui semblait pouvoir toucher le soleil.

Alors que le point devenait de plus en plus gros, on pouvait reconnaître un grand rapace au plumage brun planant en spirale en direction du sol.

Le faucon crécerelle fut le premier à reconnaître l'Aigle, il s'envola pour le rejoindre, suivit de tous les oiseaux qui piaillait de joie pour leur nouveau roi, lui tournant autour et l'escortant sur la terre ferme.

En atterrissant, chacun pris garde à laisser de l'espace autour de l'Aigle, la foule s'écarta pour laisser passer les sages qui vinrent se prosterner devant le nouveau roi. À ce moment, un léger gazouillement protestataire retentit.

« Pas si vite ! Ne tirez pas de conclusion trop hâtive sur votre seigneur. »

Le sommet du crane de l'Aigle remua et une toute petite tache jaune apparue sur son plumage et la tête d'un passereau miniature sortie d'entre les plumes.

« J’étais caché ici durant toute la durée du vol, j'ai été celui qui a été le plus proche du soleil, je suis donc votre nouveau roi »

Un long silence tomba, les trois sages, épuisés, se mirent à murmurer énergiquement entre eux. L'assistance commençait à s'échauffer, certains accusaient l'oisillon de tricherie, d'autres admettaient qu'il était effectivement celui qui c'était élevé le plus haut dans le ciel et que la couronne devait lui être remise, d'autres encore estimaient l'oiselet trop chétif et incapable de gouverner .

Les sages semblaient avoir beaucoup de mal à se mettre d'accord, à la tombée de la nuit la chouette Hulotte survola la foule, et se posa sur un rocher.

 

« Le pélican survolera les continents et la montagne de feu resurgira des eaux, Phénix, empli de haine, renaîtra Rokh, le chaos se ranimera. Pourtant, lorsque la maison du jour et de la nuit ne fera plus qu'un, les seigneurs des cieux s’uniront contre l'oiseau des orages. »

 

En quelque battement d'ailes, la Hulotte était déjà loin. L' Étourneau échangeant un regard avec ses confrères et se tourna vers ses auditeurs, pendus à ses lèvres.

 

« L'Aigle est celui qui a réussi l'exploit de voler plus haut qu'aucun d'entre nous ne le pourra jamais, l'autorité royale lui revient donc de droit. Nous l’appellerons désormais Aigle royal. Cependant ! L'ingéniosité et la détermination dont a fait preuve ce petit oiseau sont une qualité importante pour un souverain. Dorénavant, vous lui devrez également fidélité et vous l’appellerez Roitelet ».

Le roi des oiseaux (partie 2)

Instant culture pour les rationnels qui veulent un avis ornithologique !

Malgré ce que nous raconte cette histoire, les aigles ne sont pas les oiseaux qui volent le plus haut, l'oie barrée, lors de sa migration, survole l'Himalaya à 9000 mètres d'altitude. Elle est donc l'espèce volant le plus haut de façon récurrente.

Cependant, elle ne détient pas le record, car le vautour de Rüppell a déjà été observé de façon ponctuelle à 11 300 mètre d'altitude.

Voir les commentaires

Le roi des oiseaux (partie 1)

Publié le par La Gobeline

 

Je suis très heureuse de partager avec vous le texte d'aujourd'hui, il est la première partie de celui de la semaine prochaine.

 

 

N'hésitez pas à me partager votre ressenti.

 

L'illustration du texte est faite par FJ-Design, je vous conseille de jeter un oeil à sa page Facebook > ici <

Image : FJ-Design

Image : FJ-Design

Il fut un temps où les oiseaux régnaient sur le monde, maîtres de la terre, princes des eaux, mais avant tout seigneur des cieux.

Le phénix, roi de tous, était le plus sage et le plus puissant, il était capable de voler plus proche du soleil que n'importe quel autre, et avait la faculté de maîtriser la puissance du feu.

Cette ère n'était qu'équilibre et harmonie entre les êtres et les éléments.

Il y avait néanmoins une créature qui enviait la toute-puissance des oiseaux, celle-ci vivait dans la conviction qu'elle serait tout aussi apte à maintenir l'équilibre.

Pour arriver à son but, elle était déterminée à capturer le phénix. Consciente qu'il serait impossible de dompter l'oiseau légendaire sous sa forme d'adulte, il lui faudrait attendre sa renaissance pour espérer l’apprivoiser.


 

L'homme navigua alors jusqu'à l'île où le phénix établissait son nid tous les cinq cents ans et attendit, explora chaque recoin de ce nouvel environnement et s'y installa. Les paradisiers qui peuplaient les forêts de l'île semblaient se méfier du nouvel arrivant sur leur territoire, et préféraient observer de loin cet étrange singe nu.

Seulement un demi-siècle plus tard, l'oiseau de feu apparu au large. Son envergure était si imposante que lorsqu'il survola l'île, le soleil disparut subitement et la nuit engloba les environs.

Le jour revint lorsque l’immense être ailé se posa au sommet du volcan qui trônait au centre de l'île, et une vibration se répercuta dans tous les alentours lorsque ses pattes touchèrent la terre. Les oiseaux s'envolèrent et partir au-dessus de la mer, tandis que le comportement des animaux terrestres devenait étrange, ils étaient nerveux et gagnaient la plage pour se réfugier dans des cavités rocheuses.

Durant les jours qui suivirent, le phénix rassembla des plantes odorantes ainsi que des branches imprégnées de résine, et plus il faisait d’aller-retour entre la forêt et le volcan, plus l'île tremblait. L'homme était le seul à se diriger en direction du cratère, dont les fissures laissaient s’échapper de la fumée et qui projetait des particules de roche hors de terre. Son avidité n'avait aucune limite, aussi il ne se souciait pas de l'air qui, de plus en plus chaud, lui brûlait les poumons.

Le nid était presque achevé, et alors que l'homme finissait de gravir le volcan, le spectacle qui s'offrit à ses yeux en arrivant au sommet lui coupa le souffle.

Le nid bouchait entièrement le cratère, l'odeur d'agrume qui se mélangeait à celle de l'estragon, du cumin et du basilic lui fit tourner la tête et lui donna la nausée.

La chaleur ambiante fut d'autant plus suffocante lorsqu'il gravit le rebord des branchages. Le fond du nid, tapissé de plumes dont la teinte variait entre le corail et le pourpre, formait une literie au phénix.

Étendu de tout son long, la respiration lente et profonde, l'oiseau semblait à bout de force mais conservait toute sa prestance malgré sa fébrilité apparente. Il tourna lentement la tête lorsqu’il entendit le craquement de branches.

L'homme sentit son regard pénétrer son âme, une goutte de sueur perla dans sa nuque alors qu'il essayait de vaincre la terreur qui le submergeait. Au moment où il se sentit défaillir, l’œil accusateur de la créature se ferma et le temps s’arrêta l'espace d'un instant.


 

Les tremblements de la terre devinrent alors de redoutables contractions et la montagne souffla une bouffée de fumée grise. L'homme reprenait tout juste ses esprits lorsqu’il vit que la fumée ne parvenait pas seulement des profondeurs de la terre, mais aussi du phénix lui-même, sortant par ses yeux et son bec.

Le cœur cuisant du fabuleux animal consumait peu à peu son duvet, et une odeur de chair brûlée vint s'additionner à celle des herbes séchées du nid. Quelques flammèches commencèrent à lécher les plumes. Le phénix se contorsionna et son corps entier s'embrasa, provoquant une déflagration dont le souffle coucha l'homme à terre et lui fit perdre connaissance.

Lorsqu'il reprit conscience, le phénix n'était plus là et à sa place se trouvait seulement un tas de cendres. La terre n'avait pas cessé de s'ébranler et le volcan était prêt à exploser.

Faisant fi de la douleur et de sa panique, il entreprit de récolter les cendres par poignées et de les fourrer dans un sac. Lorsque celui-ci fut plein, l'homme dévala la pente du volcan, manquant de basculer en avant à plusieurs reprises, le choc et le stress lui ayant quasiment fait perdre les réflexes acquis durant les cinquante années passées sur l'île.

Le grondement de la montagne changea tout à coup et quelque chose se rompit dans les entrailles de la Terre. La montagne régurgita une nuée de cendre chaude incommensurable et la propulsa dans les airs, formant un champignon charbonneux s'élevant bien plus haut que ce qu'il est possible de voir.

Le nuage noir descendit soudain au sol, engloutissant tout sur son passage.

L'homme accéléra la cadence, la peur lui fit pousser des ailes. Il ne put dire combien de temps sa course dura, mais lorsque le volcan commença à vomir des coulées de lave, la plage n'était plus très loin, et à ses trousses, le nuage ardent l'avait presque rattrapé.

Lorsque enfin, il sentit le sable sous ses pieds, il sut que son but était atteint. Une petite barque de bois l'attendait, il sauta à pieds joints à l’intérieur, déposa le sac rempli de cendres et se mit à ramer vers le large.

L'embarcation était arrivée assez loin de la côte lorsque la cendre brûlante toucha l'océan, et malgré cela elle continua d'avancer à une vitesse folle sur l'eau qui répliquait à gros bouillon.

Ne comprenant pas encore son erreur, l'homme observait le volcan cracher sa rage, puis regarda le sac de toile posé à côté de lui dont les cendres fertiles donneraient rapidement vie à un poussin à la puissance incalculable.

Ce fut justement une odeur de brûlé qui sortit l'homme de ses rêveries, le sac noircissait à vue d’œil, et il dut reculer précipitamment lorsqu’une grande flamme s'en échappa. Saisissant une rame à deux mains, il tenta de stopper la progression du feu en tapant dessus, mais celui-ci était trop puissant et il attaqua la rame, l'obligeant à la plonger dans l'eau. Lorsqu'il la ressortit, les flammes avaient disparu, mais le bois qu'elles avaient léché s'était transformé en pierre.

Le feu commença alors à grignoter la barque, et l'homme dû se rendre a l'évidence tant chacune de ses tentatives pour empêcher sa progression fut vaine.

Il commença à se pencher le plus possible sur un côté de la barque, puis sur l'autre, afin de la faire tanguer, il répéta l’opération à plusieurs reprises, de plus en plus vite, jusqu'à ce que la nacelle chavire. Lorsque l'océan toucha les flammes, une légère fumée blanche s'envola dans le ciel.

Remontant sur la coque renversée, l'homme regarda sombrer la quête de toute une vie dans les profondeurs. Assis là, seul dans l'immensité, il se sentit soudain très vieux.


 

Depuis, l'île a disparu, ravagée par la vengeance du volcan. Mais si l'on en croit la légende, l'océan parviendra un jour à rassembler les cendres, alors une nouvelle montagne surgira des eaux et le phénix pourra enfin renaître.

 

Voir les commentaires

Papillon

Publié le par La Gobeline

Voici une nouvelle très courte que j'ai réécrite il y a peu de temps, mais qui existe dans un coin de ma tête depuis un bon moment.

 

Pour la petite histoire, je me suis inspiré d'un coin du jardin de mon papy ou je jouais beaucoup quand j'étais petite, j'y ai cherché des fées et des lutins toute mon enfance et j'ai peut-être eu la chance d'en rencontrer quelques-uns.

 

Les deux images qui illustre l'histoire sont du photographe G.Bernard, vous pouvez retrouver son travail > ici < 

Photo : G Bernard

Photo : G Bernard

Le papillon

 

 

Alistair était un vrai moulin a parole, il posait tout le temps des questions. Pourquoi le ciel est bleu ? Comment peut-on devenir chevalier ? Est-ce qu’un jour je monterais sur le dos d'un dragon ? Et ai-je le droit d'avoir une fée pour amoureuse ?

Quand sa maman ne lui répondait plus, il sortait dans le jardin et il parlait aux sauterelles, aux fleurs, aux nuages …


 

Alors qu'il était très occupé à converser avec un arbre du jardin, un petit papillon blanc vint se poser sur son épaule :

Bonjour petit paillon. Tu butines ? Dis-moi, quel goût il a le nectar des fleurs ? Qu'est ce que cela te fait d'être aussi libre ?


 

Sans répondre, le papillon s'envola en direction du potager des voisins.

- Attends ! Où vas-tu ? Non pas là-bas ! C'est le jardin du vieux Léon, il est n'est pas très gentil !


 

L'enfant hésita puis s’engouffra chez le vieux Léon, suivant le téméraire néoptère jusque devant un mur de buis. L'insecte voleta sur place quelques secondes, puis s’engouffra dans un petit espace entre deux branches où Alistair avait tout juste la place de passer à quatre pattes.

Il évita les vieilles boîtes de conserve rouillées et les déchets que le vieux Léon balançait dans le trou, et commença a progresser dans les feuillages, tentant comme il pouvait d’échapper aux ronces qui s'agrippaient à ses vêtements.

Obligé d'évoluer sur les genoux, les petits cailloux se plantaient dans ses paumes et certains restaient incrustés dans sa chair. Parfois, le papillon s’arrêtait lorsqu'il y avait une grosse racine qui barrait le chemin ou que le terrain devenait plus escarpé. Lorsque Alistair parvenait à franchir l'obstacle, le papillon repartait de plus belle en fendant la verdure tel un éclair blanc.

Alistair suivit le papillon pendant un long moment, plusieurs fois il eut envie de rebrousser chemin, il avait mal aux mains, aux genoux et la faim le tiraillait, l'heure du goûter était passée, peut-être même qu'il était temps de souper. Sa maman, certainement très inquiète, devait le chercher partout. Alistair se dit que lorsqu'il rentrerait à la maison, il la serrerait très fort contre lui avant de lui expliquer pourquoi il était parti si longtemps, et elle comprendrait, une maman peut tout comprendre.

Le soleil ne perçait plus à travers les branches, parce que le feuillage était trop épais ou bien parce que la nuit était tombée. L'enfant se repérait uniquement grâce au papillon qui brillait dans le noir.

Il en avait vraiment assez de se faire griffer par les plantes pleines d'épines, les petits cailloux creusaient de plus en plus sa peau et il trébuchait beaucoup trop souvent. Mais plus question de faire demi-tour, sans le papillon, il aurait été bien incapable de se retrouver.

Alors qu'Alistair était sur le point d'éclater en sanglot, le tunnel feuillu laissa place à une clairière.


 

Il faisait nuit, mais des milliers de lucioles éclairaient la petite maison qui trônait au milieu des arbres. Un personnage de la taille du garçon était assis en tailleur sur une souche d'arbre, il ne pouvait s'agir d'un enfant puisque ce petit homme portait une grosse barbe et fumait une longue pipe odorante.

« Un lutin ! » pensa Alistair.

Le papillon se posa sur l'épaule du petit homme.

« Tiens, tu es la toi ? » Le lutin avait une voie puissante et cassée. « Tu es en retard, tu m'as apporté de la compagnie ? »

Alistair fut à peine surpris lorsque le petit homme s'adressa au papillon. Une conversation silencieuse s’installa entre eux, laissant l'enfant dans la contemplation de la clairière. Il s’avança et les insectes qu'il avait pris pour des lucioles s'envolèrent dans tous les sens, formant un tourbillon de petites loupiotes. Lorsqu'ils passèrent au-dessus du lutin, le papillon rejoignit l'envolée et se perdit dans la masse de ses congénères.

Telle une couverture lumineuse, l'essaim se déposa délicatement sur la toiture de la petite maison, formant un halo de lumière qui englobait la chaumière.

D'un signe de la main, le lutin l'invita à entrer, en ouvrant la porte, quelques papillons entrèrent pour se poser sur les poutres et apporter un éclairage tamisé en complément du feu qui crépitait joyeusement dans la petite cheminée.

« Tu as faim ? »

Il fallut un moment pour qu'Alister comprenne que c'était a lui qu'on parlait, et à peu près autant de temps pour se rendre compte qu'il avait perdu sa langue, incapable de prononcer un seul mot il ne put que hocher la tête. Il savait qu'il ne fallait pas entrer chez les inconnus, encore moins accepter la nourriture, mais il s'agissait là d'un lutin, il ne pouvait pas lui arriver grand-chose. Et puis, il se sentait en confiance dans cette maisonnette à taille d'enfant.

Le petit être lui servit des baies et un peu de pain de maïs aux herbes. Il engloutit tout, toujours incapable de prononcés un mot, et écoutait parler son hôte. Il apprit qu'il n'était pas un Lutin, mais un Korrigan du nom de Curil, ce qui, je vous l'accorde, n'est pas très original pour un Korrigan. Il lui parla beaucoup, longtemps, Alistair n'arrivait pas à tout comprendre, mais il savait que c'était important. Curil lui apprit des chansons qui parlaient d'un pays où il y avait beaucoup d'autres korrigans, des fées et plein d'autres créatures qu'il avait toujours rêvé de découvrir.

Il apprit aussi des jeux nouveaux, comme celui avec des galets colorés, ou encore celui avec les ombres sur le mur.

Alistair finit par s'endormir au coin du feu, enroulé dans une couverture de laine qui sentait fort, bercé par la voix de Curil qui lui racontait l'histoire d'un vaillant guerrier au destin tragique.


 

Le petit garçon fut réveillé par les cris désespérés de sa maman, en ouvrant les yeux, il ne vit plus aucune trace de la chaumière, ni de Curil. Allongé à l'entrée du tunnel, dans le jardin du vieux Léon, Alistair avait encore en bouche le goût du pain de Maïs et se souvenait parfaitement des chansons qu'il avait apprises. Il regarda en arrière et vit un papillon blanc disparaître au travers les feuilles. En se redressant, il tomba nez à nez avec monsieur Léon, furieux.

 

 

 

La Gobeline

Photo : G.Bernard

Photo : G.Bernard

Voir les commentaires

Pirate !

Publié le par La Gobeline

Je commence timidement à vous présenter mes écrits. Voici un tout petit texte que j'avais imaginé pour le concours de "dis-moi dix mots" et que je n'ai jamais envoyé. Je vous le partage donc aujourd'hui.

 

 

Pirate !

Les étoiles le guident, les vagues le bercent.

Libre.

Il a quitté le port la veille, quelques jours en bonne compagnie lui on suffit et il était temps de repartir. Tel un nomade, il ne peut rester longtemps dans le même lit. L'appel du large est plus puissant que tout.

Accoudé au bastingage il observe les courbes de l'eau se refléter sur la coque de son navire, il caresse pensivement ses favoris.
La mer est calme, les nuages peu nombreux dans le ciel. Demain sera sûrement fait de pillages. Il lui faudra être malin pour ne pas se faire héberger dans des geôles anglaises en attendant la potence.

Forban, bandit, canaille.

Pirate.

 


 

Voir les commentaires

Changement de cap mon capitaine !

Publié le par La Gobeline

Comme je l'ai un peu expliqué sur les réseaux sociaux, le blog va connaitre du changement.

 

Mais vu que la plupart de mes visiteurs réguliers ne me suivent ni sur Facebook, ni sur Twitter, je fais un petit post pour expliquer tout ceci.

 

J'avais créé mon blog à la base pour deux raisons :

 

- comme exercice d'écriture régulier

- pour parler d'auteurs, d'artistes et d'autres trucs que je trouvais cool

 

Je me suis bien rendu compte au fil des mois que la critique ce n’est clairement pas pour moi, je m'en suis amusé quelque mois, mais je m'en suis lassé. J'ai longtemps refusé de partager mes écrits, mais à présent je suis prête.

 

Je vous propose donc de vous embarquez dans mon univers, un mélange d'histoires sorties de mon imagination et de légendes orales que je retranscris.

 

Bienvenue dans mon monde, n'hésitez surtout pas à me donner vos avis et vos conseils, tant que la bienveillance est au rendez-vous.

Vous aurez aussi peut-être remarqué que mon orthographe est très mauvaise, et même si j'utilise un bon correcteur, il ne filtre pas toutes mes gaffes, si cela vous pique trop les yeux vous pouvez évidemment me le signaler gentiment et je le corrigerais.

 

En espérant que mes histoires vous entraineront dans les aventures que je vis en les écrivant.

 

À bientôt

 

La gobeline.

Changement de cap mon capitaine !

Voir les commentaires

Andor, entrez dans la légende !

Publié le par La Gobeline

Andor, entrez dans la légende !

Le vieux roi Bradur règne sur Andor, mais son royaume est menacé, les Gors, les Trolls, les Skrals et les Wardak envahissent les terres. Vous, héros, êtes les seuls espoirs du pays, aidez le prince Thorald à protéger le château de Chaumebourg, conduisez les paysans en sécurité et déjouez les plans du Mage Varkur. Votre quête vous mènera jusque dans les mines ou les nains sont prêts à tout pour sauver leur trésor, mais Tarok, le puissant dragon noir, n’apprécie pas leurs présences dans son antre.

 

Me voilà sorti d'hibernation afin de vous présenter un jeu dans lequel vous incarnerez au choix le nain, le guerrier, l'archer ou le magicien (ou leurs versions féminines). Chacun avec des caractéristiques et des capacités différentes, la coopération sera nécessaire afin de mener a bien vos missions.

Dans une ambiance médiévale - fantastique, il vous faudra gagner les légendes afin d'avancer dans l'histoire du jeu. Élaborez une stratégie pour décrocher la victoire en choisissant correctement vos actions avant que le narrateur atteigne la fin de la piste des légendes. Pour vous aider dans votre quête, il vous sera possible d'améliorer votre personnage et de lui acheter de nouveaux équipements.  

Bien que les régles soit complexes elles sont expliquées au fur et à mesure que l'on avance dans le jeu et au moment où elles sont nécessaires à la façon d'un tutoriel, ce qui les rend faciles à intégrer.

En plus des extensions disponibles pour une vingtaine d'euros, on peut avoir accès à de nouvelles légendes, d'autres personnages, variantes ... téléchargeables sur le site du jeu ce qui est très appréciable.

 

Même si vous êtes un novice dans le monde du jeu de plateau, que vous avez une grande table, au moins un copain pour jouer avec vous et le temps pour de longue partie, je vous conseille vraiment Andor qui vous promet une aventure épique.

 

Andor, entrez dans la légende !

Voir les commentaires

Idée cadeau 2016

Publié le par La Gobeline

Idée cadeau 2016

Oulah, que le temps passe vite ! Le mois de Novembre a défilé à toute allure !

Je reviens pour vous proposez des idées de cadeaux, il me semble plus judicieux de sortir cet article à cette période de l'année où plein de gens s'apprêtent à s'offrir des paquet colorés sous des arbres épineux.

Bien évidemment, cet article ne se limite pas à Noël, il n'y a pas de période pour faire plaisir !

Les idées restent dans le thème du blog, mais j'ai essayé de parler de choses qui pourraient plaire au plus grand nombre.

Jeux de société

 

C'est un cadeau auquel on pense souvent mais que l'on offre généralement pas, alors que personnellement, j'adore offrir une chose que l'on peut tester en direct et en famille, et ça réussit souvent. On peut en trouver pour tout les âges, tout les goûts et tout les portes monnaies !

Je vous conseille d'aller en boutique spécialisée, les vendeurs sont, la plupart du temps, de vrais passionnés et ils sauront vous aiguiller précisément.

Personnellement, nous avons nos petites habitudes à http://www.jeux-descartes.fr/
 

Monopoly à thème

Idée cadeau 2016

Le Monopoly, c'est le jeu auquel tout le monde à déjà joué et qui contente à peut près tout le monde, c'est un classique des jeux de société.

Il en existe maintenant avec beaucoup de thèmes différents, The Walking Dead, Game of Throne, Pokemon, Disney, sans oublier celui qui me fait le plus rêver : World of Warcraft !

Les pions, le plateau, les hôtels, tout est raccord avec la thématique et pouvoir posséder Orgrimmar le temps d'une partie, c'est quand même cool !

Vous trouverez forcément un thème qui plaira à la personne.

A partir de 30€ jusqu'à plus de 100€, le jeu est conseillé à partir de 8 ans.

 

Tantrix

Idée cadeau 2016

Un jeu de réflexion dont le but est de placer des tuiles les unes contre les autre en respectant la connexion des couleurs.

Ce jeu est bien puisqu'on peut y jouer en solitaire ou à plusieurs.

Seul, il s'agit de résoudre les casses têtes proposés dans le livret, à plusieurs chacun doit choisir une couleur et doit parvenir à réaliser la ligne la plus longue tout en bloquant ses adversaires.

Entre 20 et 25 €, il est conseillé dès 6 ans.
 

Bande Dessinée

 

Les BD, c'est la vie ! Là encore il y en a pour tout les goûts (bah oui, entre la famille Bidochon et Thorgal, il y a un monde). Le problème quand on fait cadeau d'une BD, c'est qu'il y a beaucoup d'albums qui se suivent, et offrir le premier tome, c'est condamné la personne à acheter toutes les suites.

Heureusement, il existe de très bonnes BD qui ne nécessitent pas de libérer une étagère entière. Je vous ai déjà présenté Blues 46 dans un autre article, dont l'histoire tient en deux tomes.

Encore une fois, si vous êtes perdus, les boutiques comme http://www.momie.fr/ sont de très bons conseils.

 

Nains

Idée cadeau 2016

Autrefois unis autour d'un roi, les Nains dominaient les montagne sans partage. Quand le grand schisme les divisa en une multitude de forteresse-états, ils partagèrent le savoir entre les quatre ordres dominants : la Forge, le Talion, le Temple, le Bouclier. Puis un cinquième fut créé, comprenant les parias et les déshérités : l'ordre des Errants.

Là je vous propose une série, mais qui a l'avantage d'avoir des tomes qui ne se suivent pas. Chaque album raconte l’histoire d'un personnage d'un des cinq ordres. Si vous offrez l'un des tome, la personne pourra choisir d'acheter les autres ou non, sans avoir de frustration de ne jamais connaître la suite.

Ils sont tous écrits par le même scénariste mais le dessinateur change à chaque fois.

Et si vous n'êtes pas fans des Nains, il existe également Elfes, basé sur le même Univers, où cinq scénaristes et cinq dessinateurs font cohabiter 5 races sur beaucoup plus de tomes (actuellement 15).

~ 15€50
 

Fanchon

Idée cadeau 2016

Severin à une vie bien rangée, marié, père de deux enfants et un boulot a Paris. Son enfance le rattrape le jour où il se rend à l'enterrement de la mère de son amour de jeunesse : Fanchon. Mais cette dernière est absente lors des funérailles. Plus personne n'a de nouvelles d'elle depuis des années, pourtant, Severin en est persuadé, Fanchon est là, il ressent sa présence.

Une BD en un album de Jean Claude Servais, pleine de poésie avec un soupçon de féerie. Servais montre une fois de plus sa fascination pour les femmes et la nature, cette fois à travers les souvenirs de Severin.

~ 15€50

 

Livres

 

Offrir un livre, c'est comme offrir un parfum, c'est très compliqué et très personnel, il faut bien connaître la personne et on peut vite être à côté de la plaque.

Il y a tout le même des livres qui font presque l'unanimité, comme les Harry Potter ou les Ewilan.

J'ai deux petit livres dans mon répertoire qui devraient plaire à la majorité.

 

Macadam de Jean-Paul Didierlaurent

Idée cadeau 2016

Il s'agit d'un recueil de nouvelles très différente les unes des autres : un prêtre ayant une passion peu commune, le dernier repas d'un condamné, un couple se formant au péage d'une autoroute, un soldat, une dame pipi …

L'avantage c'est que si on aime pas l'une des nouvelles, la suivante sera sûrement plus à notre goût. L'auteur maîtrise le format court à la perfection et même si il n'y a pas beaucoup d'action, on a pas le temps de s'ennuyer.

~ 15€50

 

L'île du Crâne de Anthony Horowitz

Idée cadeau 2016

Le lendemain de son renvoi du collège privé où il était inscrit, le père de David reçoit une lettre provenant de Groosham Grange, une école lui promettant de « dresser » son fils et lui enseigner la discipline. Sans hésitation, M Eliot contacte l'école et jette son fils dans le premier train pour l'île du Crâne, où elle se situe. David se rendra vite compte que cette école est différente des autres.

 

Des faux air de Harry Potter ? Il n'est pas impossible que l'île du Crâne ait été une source d'inspiration pour J.K Rowling mais, même si certains éléments rappellent l'univers de Poudlard, ce ne sont que des détails. Ce roman jeunesse entremêle l'humour noir et l'absurde avec finesse. Très facile à lire pour de jeunes lecteurs qui pourront, s'ils le souhaitent, poursuivre l'aventure littéraire auprès de David Eliot dans le deuxième tome intitulé « Maudit Graal ».

~ 4€90

 

Un abonnement

C'est une chose à laquelle on pense assez peu, et encore une fois il y en a pour tout le monde.

Que la personne à qui vous voulez l'offrir aime l'Art, la Science, le Sport ou l'Histoire, vous trouverez forcément de quoi lui faire plaisir.

Et pour les enfants, on en trouve adapté à toute les tranches d'âge, même pour les bébés.

 

La Petite Salamandre

Idée cadeau 2016

Un magazine bimensuel pour les enfants de 4 à 7 ans qui parle de nature.

Des histoires, des idées de recette, de bricolage et d'activité, des jeux, un poster … Tout pour découvrir la nature.

Pour les plus grands, il existe Salamandre Junior (8-12 ans) et Salamandre (Adultes).

29 € pour un an d’abonnement (6 numéros).

 

Causette

Idée cadeau 2016

Causette se présente comme un magazine féminin mais il n'est pas destiné qu'aux femmes. Les sujets traités parlent souvent d'elles mais concerne tout autant les hommes.

Parce que les filles ne passe pas tout leurs temps à s'épiler le maillot en forme de cœur et à faire des régimes, Causette explore des domaines très vastes : culture, société, environnement ... Souvent drôle, parfois dérangeant mais jamais barbant.

29€ pour six mois d'abonnement (6 numéros).

 

Lanfest Mag

Idée cadeau 2016

Le meilleur pour la fin ! Un magazine vous proposant de découvrir des Bandes Dessinées éditées chez Soleil. Mais pas que, puisqu'on y trouve également des nouvelles, des gags et des chroniques culturelles et scientifiques.

Je ne m'étale pas trop sur le Lanfeust Mag puisqu'il aura droit à son propre article rien que pour lui dans un avenir proche, mais il devait faire partie de cette liste !

49€ pour un an d'abonnement (11 numéros)

 

Je terminerais cet article en vous souhaitant bonne chance dans votre rôle de Papa Noël et en vous conseillant de vous rapprocher des petites boutiques de quartier pour achetez vos cadeaux.

Voir les commentaires

Pot pourri d'Halloween

Publié le par La Gobeline

Joyeux Halloween !

Le thème de Halloween est tellement vaste que pour ce 31 Octobre, j'ai préféré faire ce que je vais appeler un "Pot pourri" sur celui-ci.

Recherche sorcière désespérément

Arriman est un très grand sorcier, mais même le plus puissant des mages noirs n'est pas éternel. Il décide de prendre épouse afin d'assurer sa succession.
Un grand concours est alors organisé dans le but de choisir la plus maléfique des sorcières. 
Belladonna est folle amoureuse d'Arriman. Hélas, elle n'a aucune chance avec sa magie blanche, même si elle rêve de détruire, flétrir et foudroyer, elle ne parvient qu'à guérir, faire fleurir et parler avec les animaux.

 

Ce livre m'a été offert il y a un bon bout de temps par ma sœur. C'est une belle histoire de sorcière pleine d'humour. Le ton est très léger, un peu maladroit parfois, mais peut-être que cela vient de la traduction. Il se lit très facilement et même si la fin est attendue, on tourne les pages avec beaucoup de plaisir.
Un beau roman à offrir à un jeune lecteur.  

Horns

Ig est tombé dans la dépression et l'alcool après le meurtre de sa petite amie dont il est le principal suspect.
Un matin, il aperçoit une paire de corne en train de pousser sur sa tête.

De plus, les gens autour de lui commence à avoir un comportement étrange, ils disent tout haut ce qu'ils pensent et n'ont plus aucune retenue dans leurs actes.

Ce film est passé un peu inaperçu et il est loin d'avoir fait l'unanimité, pourtant je trouve qu'il mérite qu'on s'y intéresse un peu plus. Pour ma part je l'ai trouvé très original, c'est le genre de film qu'on regarde sans savoir à quoi s'attendre et je peux comprendre ceux qui l'ont trouvé étrange.
Certaines scènes peuvent surprendre, le film est interdit au moins de 12 ans, et je trouve que c'est justifié.
Et même si beaucoup ont étaient déçus par la fin, cela n'a pas été mon cas.

Je finirais par un compliment sur l'acteur principal, c'est depuis que j'ai vu Horns que Daniel Radcliffe n'est plus Harry Potter dans mon inconscient. Et c'est une belle prouesse de parvenir à sortir de cette étiquette.

 

 

Chhht !

Chhht ! Tu vas bientôt pousser la porte du château d'un géant ... À partir de maintenant, reste tranquille et parle tout bas, sinon ...

Halloween est une fête où les enfants sont au centre de l'attention. J'avais donc envie de vous présenter le livre de mon enfance qui a certainement été le premier à me faire vraiment peur.

Les enfants adorent se faire peur, dans ce livre on tutoie le danger, on entre dans le château du géant, tout est fait pour être impressionnant et immense. A l'intérieur, il y à des petites fenêtres que l'enfant doit ouvrir, et même si on a peur de ce qui se trouvera derrière. La pression monte tout le long de l'histoire, et malgré son titre ce n'est pas un livre qui calmera les petits avant d'aller au lit.
J'étais peut-être une vraie trouillarde, mais à l'époque je n'aurais jamais osé le regarder toute seule jusqu'à la fin, on ne sait jamais, peut être que le géant est réellement caché dedans ...

Voir les commentaires

Jason n'est peut-être pas si méchant finalement

Publié le par La Gobeline

Jason n'est peut-être pas si méchant finalement

Des potes de fac vont faire un peu de camping en Virginie, mais ce qu'ils ne pouvaient pas savoir, c'est qu'ils n'étaient pas seuls dans cette forêt. Une seule personne survécut à la tuerie qui eu lieu ce soir là, les autres n'ayant jamais été retrouvés.

20 ans plus tard, un groupe de jeunes décide de profiter de leurs vacances pour aller faire eux aussi du camping dans cette forêt.
Non loin de là, Tucker et Dale retapent une vieille maison pendant leurs temps libre, pêchent, et boivent de la bière entre copains.
Après la mort accidentelle d'un des campeurs, les jeunes se persuadent que Tucker et Dale sont de dangereux tueurs en série tandis que ses derniers s’imaginent que les étudiant sont venus en forêt pour un suicide collectif.

 

Je n'aime pas les films d'horreurs mais je n'avais pas non plus envie de vous parlez d'un film pour enfants à Halloween. C'est pour cela que "Tucker et Dale fightent le mal" était tout trouvé. 
Je connais ce film depuis un bon moment et lorsque j'en parle autour de moi, très peu sont ceux qui en ont entendu parler.
A la fois sanglant et hilarant, il garde les codes d'un slasher en ajoutant des malentendus qui lui donnent son côté comique. Le film n'est donc pas effrayant, mais n'est pas non plus conseillé pour les enfants (interdit au moins de 12 ans à sa sortie en salle), étant donné que certaines scènes sont tout de même bien trash.

Si j'aime ce film, c'est avant tout pour les scènes de quiproquos qui sont le fil rouge de l'histoire, et qui nous donnent une vision totalement différente des vrais films d'horreur.

Il est aussi important de noter que celui qui meure en premier n'est ni la blonde, ni le black, et c'est assez rare pour le souligner.

Même le chien survit !

En bref, si vous cherchez un film à regarder entre amis le soir du 31, et que vous avez envie de rire pour changer, celui ci est vraiment original et reste dans le thème.

 

Bon visionnage ;)

Voir les commentaires

1 2 > >>